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Le Syndicat salariés CFDT de la Chimie et de l’Energie pour Rhône Alpes Ouest.

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16 février 2021

les aidants familiaux : le congé de solidarité familiale

Le congé de solidarité
Proche Aidant : qui suis-je et quelles sont les aides
quelques fiches sur les congés existants et correspondant à des situations spécifiques

Le congé de solidarité familiale permet au salarié d’assister un proche gravement malade. Ce congé n’est en principe pas rémunéré par l’employeur, mais l’Assurance Maladie peut verser une allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie pendant 21 jours au cours de ce congé.

Tout salarié peut bénéficier du congé de solidarité familiale pour assister un proche qui souffre d’une pathologie mettant en jeu le pronostic vital ou qui est en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, quelle qu’en soit la cause.

Ce proche peut être :

un ascendant (père, mère...) ou un descendant (enfant, petit-enfant...) ;
un frère ou une sœur ;
une personne vivant à votre domicile (conjoint, concubin, partenaire lié par un PACS...) ;
une personne vous ayant désigné comme personne de confiance.

Quelle est la durée du congé ?
Le congé de solidarité familiale est accordé pour une durée de 3 mois renouvelable une fois, soit une durée maximale de 6 mois.

Il prend fin :

soit au terme de cette période de 3 ou 6 mois ;
soit dans les 3 jours suivant le décès de la personne accompagnée ;
soit à une date antérieure.
Dans tous les cas, pensez à informer votre employeur de la date prévisible de votre retour au moins trois jours avant.

À noter : Le congé de solidarité familiale ne peut être ni reporté ni refusé par votre employeur. Il peut être transformé en période d’activité à temps partiel avec son accord ; pendant toute la durée de votre congé de solidarité familiale, votre contrat de travail est suspendu et vous n’êtes, en principe, pas rémunéré par votre employeur. Vous pouvez cependant percevoir, sur une période qui ne peut excéder 21 jours, l’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie.

Comment le demander ?

Adressez à votre employeur, au moins 15 jours avant le début du congé de solidarité familiale, une lettre recommandée avec avis de réception, ou remise contre récépissé, l’informant de votre volonté de bénéficier de ce congé.

Vous devez également lui adresser un certificat médical, établi par le médecin traitant de la personne que vous souhaitez assister, attestant que cette personne souffre d’une pathologie mettant en jeu le pronostic vital ou est en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable.

À noter qu’aucune démarche particulière n’est à effectuer auprès de votre caisse d’Assurance Maladie.

Il est fractionnable

Le congé de solidarité familiale peut, avec l’accord de votre employeur, être fractionné. Dans cette situation, vous devez avertir votre employeur au moins 48 heures avant la date à laquelle vous souhaitez prendre chaque période de congé.

Votre protection sociale

Pendant toute la durée de votre congé de solidarité familiale et à l’issue de ce congé*, vous bénéficiez du maintien de vos droits :

au remboursement de vos soins en cas de maladie et de maternité ;
au versement d’indemnités journalières en cas d’arrêt de travail pour maladie, de congé maternité ou paternité, et des prestations des assurances invalidité et décès.
* que ce soit lors de la reprise de votre travail, ou en cas de non reprise en raison d’un arrêt de travail pour maladie, d’un congé maternité ou paternité, ou lors de la reprise du travail à l’issue de cet arrêt de travail ou de ce congé.

L’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie

L’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie peut être perçue par les salariés bénéficiaires du congé de solidarité familiale, les demandeurs d’emploi et les non-salariés assistant un proche gravement malade. Elle est versée pendant 21 jours maximum.

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