SCERAO-CFDT
Le Syndicat salariés CFDT de la Chimie et de l’Energie pour Rhône Alpes Ouest.

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17 mars 2021

SNF : la plainte CFDT est instruite

SNF : le fondateur jugé en juin

Il y a un an, les délégués syndicaux CFDT SNF alertaient l’inspection du travail pour l’informer que René Pich, fondateur du groupe chimique SNF, avait proposé de la chloroquine à ses salariés dans le cas où ils venaient à être atteints du Covid-19. Le SCERAO se portait alors partie civile et Poursuivait Monsieur René PICH pour « pratique illégale de la profession de médecin et de pharmacien ».....

il sera jugé le 3 juin devant le tribunal de Saint-Etienne.

Pour mémoire, en avril 2020, en plein confinement, l’affaire avait été révélée par Rachid Madjidi délégué syndical et membre du CSSCT.

C’est par le truchement de communications internes que les militants CFDT avaient découvert que le fondateur du groupe de chimie SNF, basé à Andrézieux-Bouthéon, proposait à ses salariés de la chloroquine, médicament déjà alors très controversé en termes de traitement contre la Covid au moyen d’un stock de 1 200 comprimés achetés en Inde.

Une information qui était remontée jusqu’aux oreilles de l’inspection du travail de la Loire qui avait fait un signalement.

L’enquête préliminaire, ouverte début avril 2020 pour « exercice illégal de la profession de médecin et de pharmacien », avait permis d’établir que l’industriel avait constitué un stock de 1 200 comprimés, achetés en Inde. Il s’agit de la probable commission d’un délit grave motivée par l’acquisition à l’étranger et par Internet de ce produit, sans aucune certitude sur sa qualité ».

René Pich déclarait à cette époque :
« Nous avons, dans la société, une dizaine, peut-être plus, de salariés avec des pathologies graves. Le principe de précaution m’oblige à trouver dans ces périodes de polémiques des moyens de survivre »,

Persiste et signe

En apprenant son renvoi devant le tribunal correctionnel, René Pich a, de nouveau contesté, cette semaine, les délits qui lui sont reprochés, évoquant une « affaire totalement personnelle », qui, selon lui, ne justifie pas que les organisations syndicales se constituent parties civiles.

En outre, il y a revendiqué « la responsabilité d’essayer de proposer une alternative à l’inaction du système médical français », qu’il accuse de refuser « des médicaments qui ont fait leur preuve ».