SCERAO-CFDT
Le Syndicat salariés CFDT de la Chimie et de l’Energie pour Rhône Alpes Ouest.

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septembre 2005

« S’implanter là où on n’est pas : une nécessité... »

La transformation sociale nécessite deux conditions : définir vers quel type de société, mais aussi comment y aller. L’un ne va pas sans l’autre. Etre plus nombreux pour être plus efficace. Le rapport de force se construit dans la rue mais aussi au jour le jour auprès des salariés dans les entreprises, avec toujours plus d’adhérents. Le développement syndical est une nécessité. Mais si c’était facile, ça se saurait !

Le comité d’Action Développement (CAD) du SCERAO y travaille. Le plus grand de son action consiste à mettre en oeuvre une aide personnalisée aux sections qui en ont le plus besoin. Il s’agit de consolider et renforcer nos forces actuelles. Et déjà, il faut mouiller la chemise pour maintenir constant notre nombre d’adhérents. Nous ferons un bon quantitatif si nous arrivons à nous implanter dans d’autres entreprises. Sur notre territoire, dans notre champ professionnel, la CFDT est présente dans 12 à 15% des entreprises de plus de 20 salariés. Dans ces entreprises, 9% des salariés sont adhérents CFDT. Vous imaginez le nombre de salariés qui n’ont pas autour d’eux un élu, un mandaté CFDT ! Après l’euphorie des négociations RTT, le flux de création de sections s’est réduit. Nous continuons à répondre à toutes les sollicitations directes de salariés qui veulent s’organiser, mais c’est insuffisant. Il faut passer à l’offensive.
Alors comment faire ? Le champ est tellement vaste qu’il va falloir trier. Le CAD va analyser finement la carte industrielle du SCERAO, le premier critère de choix sera la taille de l’entreprise. Ensuite, il vérifiera qu’aucune autre organisation syndicale n’est implantée (dans un premier temps, pas la peine de marcher sur les plates bandes des autres !). Le meilleur moment pour agir est l’organisation des élections. Pour en vérifier la date, soit nous avons déjà reçu un courrier de l’employeur, soit nous contacterons directement l’entreprise. A l’aide de notre « kit spécial négociateur de protocole préélectoral », nous irons négocier les protocoles préélectoraux. L’objectif est d’obtenir dans ce protocole, une rencontre « officielle » avec les salariés. Si l’employeur nous le refuse, nous passerons à la distribution de tracts aux portes de l’entreprise. Les animateurs des secteurs locaux de coopération et des branches seront sollicités et impliqués le plus tôt possible dans la démarche. La stratégie est maintenant fixée.
Y a plus qu’à....