SCERAO-CFDT
Le Syndicat salariés CFDT de la Chimie et de l’Energie pour Rhône Alpes Ouest.

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juin 2004

Article pour l’ECHO du SCERAO / mai 2004 / PGS

2 avril 2004 : Se battre pour l’emploi dans la chimie et pour plus de moyens pour la recherche publique et privée .

A l’initiative de l’intersyndicale de Rhodia région lyonnaise la date du 2 avril avait une triple importance. D’abord elle répondait à l’AG des actionnaires du groupe Rhodia du 31 mars, ensuite elle donnait une visibilié à la grève de ce jour, et enfin elle permettait de s’associer à l’appel de la Confédération Européenne des Syndicats pour l’emploi et la protection social des 2 et 3 avril.

600 personnes étaient présentes. Des salariés de Rhodia (région lyonnaise, Roussillon et Pont de Claix), de MERCK , de Sherling , et des membres du collectif « Sauvons la recherche ». Un rassemblement a eu lieu devant le siège des banques et notamment du Crédit Lyonnais place de la Bourse à Lyon. Puis tout le monde est parti en manif jusqu’à la préfecture de Région. Une délégation de 5 personnes a été reçue par le directeur de cabinet du Préfet, 2 Rhodia (1 CGT, 1 CFDT) , 2 MERCK (1 CGT, 1CFTC) et un représentant du collectif « Sauvons la Recherche »
La CFDT a insisté sur le fait que les entreprises du privé sont aujourd’hui gérées par des actionnaires et des banquiers. Les décideurs ne sont plus les responsables des entreprises. Si les décideurs constatent que la production est 35% moins chère en Chine, ils délocaliseront la production industrielle en Chine. Ils ne se soucieront pas de l’emploi en France. L’Etat a le devoir de défendre l’emploi de tous les citoyens dans notre pays. La Chine sait très bien , et très vite, imiter nos produits, et moins chers. Le salut passera par une recherche publique et privée toujours en avance sur les autres pays , notamment d’Asie, pour innover avec des nouveaux produits qui seront plus concurrentiels que les produits copiés.

D’autre part, la CFDT a développé l’aspect européen du problème. La question de l’ouverture du capital d’EDF et GDF avec les conséquences graves sur le service public a également été évoquée. La CFDT a dénoncé cette casse du service public, et insisté pour se battre contre la privatisation de ces entreprises. On voit les dégâts de la gestion financière sur les boîtes du privé... Si le service public est géré comme celles-ci demain, c’est la fin du droit à l’électricité au même prix pour tous, et la fin d’un service public de qualité.