SCERAO-CFDT
Le Syndicat salariés CFDT de la Chimie et de l’Energie pour Rhône Alpes Ouest.

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12 décembre 2008

Une politique de communication efficace

La section Syndicale de PI Belle Etoile demande d’ajouter à l’article 2.3.3 :
A ce titre le Syndicat demandera et obtiendra de toutes ses sections d’entreprises qui se lancent dans la conception d’un site Internet des codes de mises à jour du site de la section syndicale.


Ca y est ! Vous pensez que la section Rhodia PI Belle Etoile vient de prendre un coup de Michèle ALLIOT-MARIE sur la tête… Nous voulons tout encadrer, tout contrôler, réglementer et attention à la tête qui dépasse.

Non, amis congressistes ! Cet amendement nous l’avons déposé car il est le résultat de notre expérience.

Un petit rappel rapide avant que nous développions notre argumentaire :
Le Syndicat est l’organe politique de base de la CFDT. Il n’y a rien à débattre sur ce sujet. C’est les statuts de la CFDT.
De fait. Nous disons bien de fait. Le Syndicat est responsable de la publication de toutes ses sections syndicales d’entreprise. Lorsqu’on fait référence aux publications, on pense aux tracts. Oui ! Mais plus seulement.
De nos jours, les sections syndicales d’entreprises ont accès à une multitude de média différents. Le tract, les journaux, et le média qui nous préoccupe ici : Internet
Si une section syndicale d’entreprise diffuse un tract diffamatoire ou mensonger le Syndicat sera responsable. Mais les dégâts seront quand même circonscrits aux limites physiques et géographiques de l’entreprise. Il est très rare, pour ne pas dire exceptionnel, d’avoir connaissance, pour le grand public d’un tract issue d’une entreprise.
Si par malheur cela devait arriver, l’entreprise ne pourrait pas réclamer devant les tribunaux une réparation financière démesurée sous prétexte que le tract diffamatoire a détériorée son image Oh combien si précieuse.
En revanche, si la section syndicale dispose d’un site Internet personnelle, l’erreur ne sera pas considérée avec la même bienveillance, surtout lorsque les estimations de 2006 donnent un nombre d’internaute de 1,1 Milliard et environ 1,5 Milliard pour 2011 !
Nous sommes d’accord, tous ces internautes ne sont pas francophone et ne peuvent pas tous prendre connaissance du petit site Internet de l’entreprise.
C’est vrai ! Cela se plaide. Et c’est bien là notre souci.
Se défendre en justice sur ce type de préjudice pourrait à couter très cher à notre syndicat et peut être sonner sa fin.

Nous venons de présenter un cas théorique devant ce 4éme Congrès du SCERAO, nous allons vous présenter un cas bien moins grave, mais réel celui là.

Une section Syndicale a souhaitée pour améliorée sa communication créer un site Internet. Comme elle ne disposait pas de finance pour ce projet, elle a présenté un budget au SCERAO qui le lui a accordé. C’est normal.
Le site Internet a bien fonctionné environ 12 mois. Régulièrement la section syndicale plaçait sur son site des informations pour ses adhérents et sympathisants.
Et puis, pour des raisons que nous ignorons, l’équipe syndicale n’a plus été en capacité d’alimenter régulièrement son nouveau média d’information.
Alors, pour occuper coute que coute l’espace médiatique, elle a mis en ligne les informations boursières diffusées par l’entreprise. C’est facile, les articles existent déjà, il suffit de réaliser des redirections de liens…
Et oui amis congressistes vous avez bien entendu !
Un site Internet payé par le SCERAO, avec vos cotisations, ne diffusait plus de l’information militante et syndicale CFDT, mais de l’information Rhodia.
Pour être plus cru, le SCERAO payait de la pub à Rhodia, qui soit dit en passant, n’a pas besoin de notre aide.
Le pire dans cette situation est que le site fonctionne toujours ! Nous avons vérifié ce matin. Le renouvellement par l’hébergeur aura lieu en janvier. Le SCERAO ne payera plus la subvention, le site s’éteindra naturellement. Ouf ! Seulement voilà ! Pendant plus de 8 mois le SCERAO n’a pas pu intervenir. L’intervention s’effectuera finalement par abandon. Forfait !

Vous le voyez, ce nouveau média nous oblige, nous organisation syndicale à réagir différemment, à nous adapter, à être plus réactif.

Lorsqu’une section syndicale d’entreprise se lance dans cette belle aventure qu’est la création d’un site internet, le SCERAO doit lui apporter tout son soutien, son expérience, son aide financière.
En contre partie, notre Syndicat doit aussi se protéger. Il doit obtenir les codes de mise à jour du site Internet, pour être en capacité d’intervenir rapidement, s’il est nécessaire de supprimer un article qui pourrait placer le Syndicat en grande difficulté politique.

C’est pour toutes ces raisons, que la section syndicale de PI Belle Etoile a déposée cet amendement. Nous vous invitons à ne pas le rejeter et à voter pour…

Merci beaucoup

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Asdine SADEMI