SCERAO-CFDT
Le Syndicat CFDT de la Chimie et de l’Energie pour Rhône Alpes Ouest.

Categories

Accueil > ORGANISATION SCERAO > Rassemblements > TOUS A STRASBOURG LE 14 FEVRIER 2006 ! ! ! !

17 janvier 2006

TOUS A STRASBOURG LE 14 FEVRIER 2006 ! ! ! !

La confédération européenne des syndicats organise une importante manifestation à Strasbourg le 14 février prochain. Cette initiative vise à faire entendre la voix des salariés européens et de peser sur les débats du parlement européen qui porteront sur la directive « services », initiée par Bolkenstein. La CFDT veut y être fortement présente (au moins 5000 participants). Pas question de laisser la parole aux seuls anti-européens. Un argumentaire confédéral « 4 pages » sortira mi-Janvier.
La FCE-CFDT fortement opposée à la mise en oeuvre de nombre d’éléments de cette directive doit impérativement montrer sa détermination à faire progresser une Europe sociale plus forte et un meilleur modèle social.

Pour cela, nous devrons massivement être présents et visibles, à Strasbourg, à partir de 12 heures, le 14/02/06.

 Membres des comités européens d’entreprise, DSC, Membres des CNB et de l’UFR, Secrétaires Généraux de Syndicats,

Vous devez vous rendre disponible pour y participer.

Nous vous demandons de vous inscrire auprès de Marie-Pascale Delphine à la Fédération. (marie-pascale.delphine@fce.cfdt.fr)). Gilbert Piton se charge de coordonner, pour la fédération, la délégation fédérale.

Concernant les militants ou adhérents des syndicats, les URI sont chargées d’organiser les déplacements vers Strasbourg (par bus, train, peut être avion).

Merci de renvoyer, par mèl à la fédération, le nombre de participants issus de nos syndicats respectifs.

L’objectif de la fédération est de construire une délégation FCE d’au moins 500 militants (es) pour ce jour là, en concentrant la plus forte mobilisation sur le quart Nord-Est (voir tableau en annexe).

Nous devons réussir cette mobilisation. Alors programmez dès à présent votre déplacement à Strasbourg.

Paris, le 09/01/06,

Gilbert PITON
Secrétaire fédéral

 Déclaration CFDT

- Manifestation européenne à Strasbourg contre la directive « services »
Le 14 février prochain, le Parlement Européen examinera le projet de directive sur la libre circulation des services au sein de l’Union européenne.

La Confédération européenne des syndicats (CES) organise une importante manifestation à Strasbourg le 14 février. Elle aura pour objectifs de faire entendre la voix des salariés européens et de peser sur les débats du parlement européen qui porteront sur la directive « services ». La CFDT sera évidement partie prenante de cet événement. Elle entend ainsi manifester son engagement pour l’Europe. Entre ceux qui ne veulent pas de directive et ceux qui veulent une directive dépouillée de toutes contraintes, la CFDT veut donner de la voix pour une Europe créatrice d’emplois et protégeant ses salariés.

Rappelons que cette directive, d’abord intitulée Bolkestein du nom de l’ex-commissaire européen chargé du marché intérieur, avait pour objectif d’achever la libéralisation des services à l’intérieur de l’Union. Pour la CES, cette directive qui prétend simplifier les règles administratives et déréguler les services menace sérieusement les conditions de travail et la protection sociale des salariés européens. Rapidement le débat se focalise sur deux points : l’exclusion ou non des services d’intérêts généraux du projet de directive et le principe du pays d’origine. Celui-ci permettrait de fournir un service dans un autre Etat de l’Union selon les règles sociales du pays d’origine. Pour la CES, le risque de dumping social est évident.

Quatre organisations syndicales françaises, membres de la CES, ont fait une déclaration commune le 22 décembre dernier. Celle-ci contient trois points principaux. En premier lieu, « Une entreprise doit avoir l’obligation, partout, en Europe, de respecter l’ensemble des droits sociaux du territoire où elle exerce son activité ». Les « quatre » demandent le retrait pur et simple du principe du pays d’origine. _ Ensuite, la CFDT, la CFTC, la CGT et l’Unsa demandent que « la directive [intègre] une formulation plus ferme et non ambiguë garantissant qu’elle n’entravera en rien l’application du droit du travail, des négociations collectives et des relations industrielles du pays où s’exerce l’activité ».
Enfin, la déclaration exige que « Les services d’intérêt général soient exclus du champ de la directive et qu’ils soient encadrés par une directive spécifique qui les définisse en conformité avec la Charte des droits fondamentaux adoptée à Nice en décembre 2000 ».
Pour terminer, la déclaration appelle à la manifestation du 14 février « pour une Europe sociale plus forte, pour un meilleur modèle social européen ».

 Déclaration commune CFDT, CFTC, CGT, Unsa, le 22 décembre 2005

- « Pour une Europe sociale plus forte, un meilleur modèle social européen »

Le 14 février prochain, le Parlement Européen examinera le projet de directive sur la libre circulation des services au sein de l’Union européenne.

Les organisations syndicales françaises, membres de la Confédération européenne des syndicats et signataires du présent communiqué, réaffirment leurs revendications à l’occasion de ce débat :

- Une entreprise doit avoir l’obligation, partout en Europe, de respecter l’ensemble des droits sociaux du territoire où elle exerce son activité. Dans le domaine social en particulier, nous exigeons le retrait pur et simple du principe « du pays d’origine » qui mettrait en concurrence les différents systèmes sociaux européens, et ouvrirait la porte au dumping social.
- La directive doit intégrer une formulation plus ferme et non ambiguë garantissant qu’elle n’entravera en rien l’application du droit du travail, des négociations collectives et des relations industrielles du pays où s’exerce l’activité. Elle doit faire explicitement référence au respect des droits fondamentaux en la matière. En outre, nous demandons de réels moyens de contrôle de ces dispositions notamment dans le cadre du détachement international des travailleurs.
- Nous exigeons que les services d’intérêt général soient exclus du champ de la directive et qu’ils soient encadrés par une directive spécifique qui les définisse en conformité avec la Charte des Droits fondamentaux adoptée à Nice en décembre 2000. Des services publics de qualité accessibles à tous sont un élément indispensable de cohésion économique, sociale et territoriale, et sont une composante essentielle du modèle social européen.

Nous appelons à participer à la grande manifestation décidée par la CES à l’occasion de ce débat parlementaire, le 14 février 2006 à Strasbourg, à partir de 12 heures, « pour une Europe sociale plus forte, un meilleur modèle social européen ». Dans le domaine des services, comme dans tous les domaines concernés par la mise en œuvre du Marché Unique, l’Union européenne doit assurer les droits des citoyens et des salariés. Ce doit être l’objet de la directive en débat.

titre documents joints