SCERAO-CFDT
Le Syndicat salariés CFDT de la Chimie et de l’Energie pour Rhône Alpes Ouest.

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octobre 2005

PLAN SOCIAL CHEZ MERIAL

Le 13 juillet dernier, la direction de MERIAL a annoncé un plan « social » avec la suppression de 196 postes à la clef. L’argument principal de la direction est le motif économique. En réalité, comme nous nous en doutions et après un rapport du cabinet syndex, le motif économique ne tient pas. L’économie que permettrait ce plan ne représentera même pas 0,3% des bénéfices de la société MERIAL.

L’autre argument invoqué est le futur système qui sera mis en place : le lean manufacturing (un système Etats-Uniens réintroduisant le travail à la chaîne partout) qui permettrait plus de 35% d’économie de main d’œuvre, le problème est que dans les labos, la main d’œuvre ne représente plus aujourd’hui qu’à peine un tiers du temps, le reste du temps est passé à remplir des dossiers de lots (250 pages par lot produit par deux techniciens), la saisie du dossier en temps réel informatiquement, effectuer des contrôles divers sur les produits, assister à des formations principalement axées sur la qualité, et en réunions de travail, ces derniers points au nom de la traçabilité et de la qualité ne changeront que très peu. A ajouter à cela des erreurs stratégiques graves de la direction qui n’a pas investi suffisamment sur le nouveau site et a stoppé la recherche à Lyon il y a 4 ans.

Il semblerait donc que la véritable raison de ces licenciements soit un deal fait entre MERIAL et ses actionnaires : des retours de royalties de leur part pour développer le site de Portes des Alpes et relancer la recherche, projets qui ont déjà pris beaucoup trop de retard, et en échange la direction fait un sacrifice au « dieu dollar » de 196 personnes, simplement pour rester à la mode, le « susucre » aux actionnaires.

Ce qui nous préoccupe le plus à ce jour, bien que la direction ait proclamé partout qu’il n’y aurait pas de licenciements secs, c’est que nous n’avançons que très peu sur les négociations, comme si la direction, au vu de son avarice sur tous les points, allait devoir licencier beaucoup de personnes.