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Le Syndicat CFDT de la Chimie et de l’Energie pour Rhône Alpes Ouest.

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avril 2006

MERIAL : Plan de Sauvegarde de l’Emploi en plein naufrage !

L’entreprise MERIAL fabrique des vaccins et produits vétérinaires. En Juillet 2005, la Direction annonce un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) pour manque de rentabilité par rapport aux sites USA et nouvelle politique se concentrant sur la biologie. SANOFI et MERCK sont actionnaires principaux de MERIAL à 50% chacun. Ce PSE prévoit la suppression de près de 200 postes.

Assisté du cabinet d’expertise SYNDEX, le comité central d’entreprise, à majorité CFDT, a démonté l’argument de la direction sur la trop faible rentabilité de MERIAL en France. Mais cela n’a pas fait reculer la direction. Le CCE a émis un avis défavorable sur la restructuration (livre IV) et s’est abstenu sur le PSE prévu sur 4 ans.

Début février, le contexte évolue. La direction annonce une augmentation des commandes. La CFDT veut remettre en cause le PSE, mais la direction compte seulement le décaler. Inconcevable pour les élus ! Des salariés savent que leur poste est supprimé, ils ont déjà des reclassements possibles dont certains chez SANOFI PASTEUR à MARCY, et la direction bloque tous les transferts ! « S’ils veulent partir, qu’ils démissionnent », dit-elle, les privant ainsi des avantages du PSE. Les élus se sentent bernés, la direction ne pouvait pas ignorer cette hausse d’activité alors qu’elle discutait le PSE !

Le 10 mars, c’est la grève. La presse s’en fait l’écho. Résultats : 25 postes sauvegardés et la direction s’engage à discuter des modalités de reclassement de tous les salariés impactés.
De son côté, la CFDT SANOFI alerte sa direction des agissements de MERIAL. L’entraide entre sections fonctionne. SANOFI informe qu’elle annoncera de bonnes nouvelles prochainement aux salariés de chez MERIAL.

Aujourd’hui, l’objectif de la CFDT est d’obtenir par année la liste des postes supprimés, des postés libérés du fait du départ de leur titulaire (retraite ou autres) mais non supprimés, et des postes disponibles à SANOFI. Priorité au reclassement des salariés dont le poste est supprimé. La commission de suivi du PSE y travaille d’arrache pied, mais face à une direction qui ne respecte pas ses engagements, elle n’est pas au bout de ses peines.