SCERAO-CFDT
Le Syndicat salariés CFDT de la Chimie et de l’Energie pour Rhône Alpes Ouest.

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31 mai 2007

La société Rhône Gaz

La société Rhône Gaz existe depuis 1963. C’est un centre d‘enfûtage de bouteilles de gaz butane propane.

Le centre se trouve à Feyzin du côté opposé à la raffinerie. Au début il n’y avait une centaine de personnes et au fil du temps, la modernisation aidant les effectifs ont fondu.
En 1984 un centre d’emplissage basé à Fos sur Mer a été rattaché à la société Rhône Gaz.
En 1995, un nouveau centre emplisseur basé à HERRLISHEIM a été rattaché à la société Rhône Gaz.

Il n’y avait jamais eu de délégué syndical jusqu’en 1999. Au début de cette année la CGT s’implante à Fos su Mer. Un mois après c’est Force Ouvrière qui s’implante à HERRLISHEIM.

La direction informe le CE de sa volonté de négocier un accord sur la réduction du temps de travail.

Je suis délégué du personnel à Feyzin depuis six ans. A la première réunion du personnel, je demande à pouvoir représenter le personnel de Feyzin. LA direction me dit qu’elle ne peut négocier qu’avec des délégués syndicaux. Je décide de contacter le Syndicat Chimie Energie Rhône Alpe Ouest – CFDT et demande un mandat pour négocier.
Je me syndique et je vois mes collègues et leur dis que je veux bien négocier mais que je veux des gens syndiqués.

Je fais le tour du personnel. A l’époque nous étions 42 salariés. 18 adhèrent. La direction refuse le mandatement en accord avec les deux autres syndicats. Je retourne voir le syndicat et leur dis que j’ai monté une section syndicale et que nous sommes 18 adhérents.
Le SCERAO –CFDT me désigne comme délégué syndical et je le suis toujours. J’occupe aussi le mandat de délégué du personnel, représentant syndical au C.E.

Nous avons créé une entente syndicale. Tous les accords négociés l’ont toujours été en accord avec les autres syndicats.

En avril 2006, la direction nous annonce un plan social avec la fermeture du site de Fos sur Mer. Après la surprise de l’annonce de ce plan social, nous avons négocié au mieux le plan. Nous avons organisé une grève suivie par l’ensemble des salariés (employés, maîtrise et cadres).

A la suite du plan social, nous avons eu un surcroît de travail pendant une durée de trois mois. J’ai entamé une négociation pour l’obtention d’une prime exceptionnelle. Après négociations j’ai obtenu 500 euros. Tout au long de cette négociation, j’ai expliqué aux salariés le déroulement de la négociation. Je leur ai dit qu’au début la direction n’était pas très chaude. J’en ai profité pour expliquer en quoi consistait le rôle du délégué syndical, ce que je négociais et que je n’étais fort que parce que j’avais des gens qui me soutenaient et qui adhéraient.
Pendant plusieurs mois je me suis battu pour que les salariés soient embauchés. Ils ont adhéré à la C.F.D.T.

Au début de l’année 2006 la section avait 9 adhérents et maintenant il y en 21. J’ai encore 3 à 4 salariés à voir. L’effectif de Feyzin est de 34 salariés.

Je pense qu’il faut être près des salariés et répéter sans cesse toutes les victoires et les acquis que l’on a eu. Il faut aussi savoir vendre nos valeurs, notre engagement, savoir écouter les salariés. Je suis un fervent artisan du terrain et de l’échange en petits groupes. Je me rends compte que les résultats arrivent. Le fait d’aller sur le terrain permet d’exister, montrer son savoir faire et de défendre les idées.
Demain le syndicat sera plus fort.

D.D.