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Le Syndicat salariés CFDT de la Chimie et de l’Energie pour Rhône Alpes Ouest.

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9 octobre 2007

La Chimie, l’Al-chimie et le développement durable

La CHIMIE est présentée par Nicolas LE FEVRE «  comme la science de la nature, née dès le commencement du monde, transmise de génération en génération comme la portion la plus précieuse de leur héritage ».
 [1]
Tantôt présentée comme sa mère ou sa soeur, L’ALCHIMIE est une activité plus confidentielle et ésotérique, point de convergence s’il en est du matériel et du spirituel.

Avec de telles origines, le secteur de la chimie hérite d’un devoir d’exemplarité dans le développement durable.

Aux impératifs matériels du développement économique et de la rentabilité financière, qui, mieux que les chimistes sauraient perpétuer la tradition de placer l’homme au centre de sa recherche de perfection, pour le servir et non pas l’ASSERVIR.

Mais il se trouve aussi que la chimie pourrait être l’activité humaine la plus polluante si on n’y prend pas garde.
Serait-ce un hasard ?

Je ne crois pas.

Au coeur de la science, au coeur de la conscience, la chimie occupe une place privilégiée et prépondérante dans l’évolution humaine.

"Science et conscience...!!!" Ce n’est pas nouveau, mais on l’oublie parfois.
Avec la chimie il y a même, péril mortel à l’oublier.

Alors nous n’avons pas le choix, car la chimie sans conscience n’est pas la chimie. La chimie sans le développement durable ne serait que "ruine de l’âme..." et de l’homme, c’est clair.

Pour mieux savoir qui nous sommes, il faut parfois se rappeler d’où l’on vient. Il sera ainsi possible d’aller quelque part.

Notes

[1Nicolas LEFEVRE, mort en 1674, professeur de chimie au jardin des plantes de PARIS.
« Ceux qui veulent aujourd’hui faire passer la Chimie pour une science nouvelle, montrent le peu de connaissance qu’ils ont de la nature et de la lecture des Anciens. Je dis premièrement, qu’ils ne connaissent pas la Nature, puisque la Chimie est la science de la Nature même ; que c’est par son moyen que nous cherchons les principes, desquelles les choses naturelles sont composées, et que c’est elle encore qui nous découvre les causes et les sources de leurs générations, de leurs corruptions, et de toutes les altérations auxquelles elles sont sujettes. J’ai dit secondement, qu’ils étaient ignorants de la lecture des Anciens, puisque c’est de là qu’ils ont pris occasion de philosopher, et que leurs faits et leurs écrits font voir évidemment que cet Art est presque aussi ancien que la Nature même : (...) dès le commencement du monde (il était un) forgeur de toutes sortes d’instruments d’airain et de fer, ce qu’il ne pouvait faire, sans avoir la connaissance de la nature minérale, et sans savoir que cette nature minérale contient la nature métallique, qui est la plus pure partie de son être. Or cela ne se peut apprendre que par le moyen de la Chimie, puisque c’est elle qui nous enseigne comment on peut tirer un corps métallique, ductile et malléable de ces corps minéraux, qui sont informes et friables. Ce qui nous fait conclure, qu’il avait reçu cet art scientifique de ses prédécesseurs ou que lui-même en a été l’inventeur, et qu’il l’a laissé à ses successeurs comme la portion la plus précieuse de leur héritage ».