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Le Syndicat salariés CFDT de la Chimie et de l’Energie pour Rhône Alpes Ouest.

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octobre 2006

LOI SUR L’ENERGIE : Plus c’est gros plus ça passe

Le projet de loi relatif au secteur de l’énergie a été voté le 3 octobre par le parlement et va désormais être examiné par le sénat.
Nous sommes donc en train d’assister à un hold-up sans précédent où le citoyen sera pénalisé à double titre. A la fois par l’appauvrissement de l’état qui cède une partie de sa richesse aux intérêts privés, induisant à terme la dégradation du service public (écoles, hôpitaux,…) faute de moyens ou la hausse des impôts. Et par l’envolée inexorable des tarifs de l’électricité et du gaz

LOI SUR L’ENERGIE : Plus c’est gros plus ça passe !

Le projet de loi relatif au secteur de l’énergie a été voté le 3 octobre par le parlement et va désormais être examiné par le sénat.
La privatisation de Gaz De France représente la facette la plus médiatique du projet de loi mais celui ci recèle bien d’autres atteintes à l’intérêt général, dont la mise en place d’un stupéfiant « tarif réglementé d’ajustement du marché » permettant aux clients qui ont quitté EDF il y a quelques années de revenir discrètement au tarif réglementé. Ces clients importants d’EDF ont pourtant choisi librement d’aller goûter aux vertus du « marché » promettant des tarifs plus avantageux que ceux du fournisseur historique. Ces derniers réclament désormais sans vergogne une intervention de l’état pour les protéger de l’explosion imprévue du prix du KWh …
Par ailleurs, un projet imposant à EDF de céder à prix coûtant une partie de sa production nucléaire et hydraulique à des concurrents mal dotés en moyens de production est en suspend.
Ces dispositions pourraient provoquer une perte annuelle de plusieurs centaines de millions d’euros pour EDF et conduiraient à un renchérissement du prix de vente de l’électricité en France.
Une spoliation de la collectivité nationale au bénéfice d’intérêts privés
Ainsi, la fuite en avant dans l’ouverture à la concurrence consoliderait artificiellement des concurrents d’EDF qui n’ont pas investi un centime dans les moyens de production d’électricité et fondent leur activité sur les mécanismes de spéculation du marché de l’électricité.
Tel le lierre sur l’arbre, ces parasites s’installent sur la chaîne de valeur entre la production de l’électron et sa vente au client final.
Ils pratiqueront des prix de vente de l’électricité qui garantiront avant tout un train de vie confortable aux dirigeants, et un bon rendement à leurs actionnaires, sans engagement d’investir dans de nouveaux moyens de production d’électricité pourtant nécessaires pour assurer l’approvisionnement électrique de la France.
Nous sommes donc en train d’assister à un hold-up sans précédent où le citoyen sera pénalisé à double titre. A la fois par l’appauvrissement de l’état qui cède une partie de sa richesse aux intérêts privés, induisant à terme la dégradation du service public (écoles, hôpitaux,…) faute de moyens ou la hausse des impôts. Et par l’envolée inexorable des tarifs de l’électricité et du gaz.