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Le Syndicat salariés CFDT de la Chimie et de l’Energie pour Rhône Alpes Ouest.

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4 septembre 2007

L’engagement des entreprises pour le développement durable, une mode éphémère ?

Il est de bon ton actuellement que les entreprises parlent de développement durable. Chacune s’y emploie avec plus ou moins de bonheur .

Des trois volets convenus :

  • l’économique, l’efficacité économique
  • l’écologique, la protection de l’environnement
  • le social, la justice sociale

Les PDG, DRH et autres responsables « non durables » ont encore quelques difficultés à décliner le volet « SOCIAL ».
Le cas le plus fréquent, c’est tout simplement de le passer sous silence.

Difficile en effet de décliner le volet social du développement durable si les volets économique et écologique ne sont eux-mêmes abordés et déclinés que par un simple effet de mode.

Qu’importe, l’ opportunité est ainsi offerte d’une tribune sur le développement durable, thème vital et possiblement SALUTAIRE POUR TOUS.
Alors , soyons vigilants, car la mode est par essence non durable et ne nous y trompons pas, car les mots prononcés sont encore creux, la plupart du temps. [1]

A nous tous, citoyens, de rendre tous ces mots encore souvent vides de sens et de convictions plus consistants à nous mêmes tout d’abord et ensuite à tous ceux qui les prononcent par effet de mode…….pour l’instant.

A nous autres (CFDT) surtout, et tous les syndicalistes plus largement, de SAISIR cet instant pour faire en sorte qu’il ne soit pas fugitif, mais bien pérenne et que le volet SOCIAL du développement DURABLE dans l’entreprise soit non seulement décliné, mais à sa juste place, c’est à dire la première.

Exemple de mots creux utilisés par les directions des entreprises dans leur charte [2] de développement durable :

  • « Bâtir un “code Ethique” sans parler jamais d’équité ? »
  • « Améliorer “la productivité des usines” sans dire que cela signifie en réalité augmenter les cadences sans s’interroger sur les maladies professionnelles ou la pénébilité, sans GPEC »
  • « Enoncer des valeurs d’entreprises mais pas des valeurs humaines »

Notes

[1Que signifie justice sociale ? Intégration ? Niveau d’emploi ?
Mis à part un « volet social » dans un argumentaire « développement durable » mais non décliné en faits concrets (c’est ni plus ni moins qu’un volet fermé !).

[2Le principe même de recourir à une charte et pas à un accord collectif est contraire au principe de développement durable. La Charte est un engagement unilatéral de l’employeur, il n’engage que lui. L’accord collectif est négocié entre des partinaires sociaux et ils les engage tous.