SCERAO-CFDT
Le Syndicat CFDT de la Chimie et de l’Energie pour Rhône Alpes Ouest.

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23 janvier 2008

Intervention SCERAO au Congrès fédéral janvier 2008

Bonjour à toutes et à tous,

Isabelle FAIVRE, secrétaire générale du SCERAO CFDT.

  3 points à cette intervention : Les statuts, les points positifs et ceux à améliorer de la mandature passée entre le fonctionnement de la fédération et le CDF.

Sur les statuts : être membre du CDF ne demande pas de pré requis. Une fois élu, nous pouvons changer de syndicat, sans être obligés de démissionner du CDF jusqu’au congrès suivant. Notre mandat nous appartient, comme me l’a rappelé plusieurs fois le secrétaire générale de la fédération, et nous devons nous exprimer en tant que responsable politique élu en congrès et non au nom de notre conseil. Au SCERAO, au contraire, nous préparons les gros dossiers avec notre conseil syndical et portons au maximum la parole de nos conseillers dans nos interventions. Nous aurions souhaité que ces propositions de modification soient prises en considération lorsqu’elles ont été demandées il y a presque un an.

 Les points positifs de la mandature :

  • Le développement : il est clair que sur ce domaine, la fédération a mis en place un réseau d’aide, des modules de formation performant qui nous ont aidés. La mise en place des CAD (comité d’action développement), le module commun, les micros modules, sans oublier le TEQ sont autant d’outils très performant pour nous aider dans le suivi et la structuration de nos sections syndicales. Le SCERAO s’est inscrit dans cette démarche dès le début et nous commençons à récolter les fruits de notre engagement.
  • Les contrats DOF (développement organisation formation), leurs mises en place nous ont aidé à clarifier nos actions au quotidien à nous structurer et à suivre notre travail de façon plus formel.
  • Les dossiers préparés par les délégués fédéraux sur les branches nous ont éclairés, ils étaient très complets.
  • Les journées à thèmes comme les assises de la pharmacie, le colloque automobile organisé conjointement avec la FGMM et HACUITEX, les 2 jours sur « les relations industrielles en Europe » les dossiers présentés en CDF sur la Chine par exemple, nous ont permis d’appréhender les problèmes de nos entreprises et de la société. Elles ont été un réel apport.

 Les points à améliorer :

  • Au congrès d’Amnéville, la résolution numéro 1 dans son paragraphe 23.3 revendiquait le principe d’élection direct des membres de CHSCT, principe qui devait renforcer leur légitimité et leur capacité à agir. Avec les élections des Industries électriques et gazières nous avions une occasion rêvée de mettre en avant cette demande. Il paraît que la demande a été faite en tout début de négociation, elle a du être très timide, ça n’a pas frappé les équipes sur le terrain. Par contre, sur les tracts électoraux ils ont bien notés que « des choix des actes » a disparu du logo, CFDT ne veut pas dire comprendre, fédérer défendre transformer.
  • La fédération a fait un gros effort sur la formation, les délégués fédéraux se sont succédés mais le travail fait est de qualité. Nous regrettons seulement l’absence de l’exécutif fédéral aux rencontres des responsables de la formation dans les syndicats.
  • La démocratie interne est souvent bafouée sans vergogne.
  • Dans notre intervention au congrès d’Amnéville, nous pointions déjà du doigt le fait que le CDF n’était pas toujours associé aux décisions. Il était souvent mis au pied du mur, et sur ce point précis, la fédération a une grande marge de progrès. Dans le préambule du rapport d’activité, le 4ième principe nous rappelle je cite : « Notre fédération a voulu, durant ces 4 années, une plus forte implication des membres du CDF. Cette volonté politique passait par un renforcement des coopérations entre les membres de l’exécutif et les membres du comité directeur ». fin de citation.
    Un renforcement des coopérations !! Le CDF est-il l’organe politique et décisionnel de la fédération ? J’ai essayé de chercher cette soi-disant coopération et je n’ai rien trouvé. Par exemple, nous avons appris de façon informelle qu’un audit de fonctionnement de la fédération a été conduit à Bolivar en 2007. A aucun moment le CDF a été associé à cet audit. Même le budget que nous avons voté ne fait pas état de cette dépense. Pourtant, l’engagement financier n’a pas du être négligeable. Si l’exécutif a pensé nécessaire de faire un audit, c’est qu’il est conscient qu’il y a des problèmes de fonctionnement. Peut-être en aurons nous un retour ?
  • Quel est le rôle du CDF sur les signatures des accords de branche ? en principe aucun, nous sommes seulement informés de la vie des branches par les communiqués de la fédération. Pour la signature du protocole électoral dans les IEG l’avis du CDF a été requis. Pourquoi celui là plus qu’un autre ? Peut-être que la décision de la liaison et des membres du CNB ne convenait pas aux responsables fédéraux ? Le CDF a voté la signature malgré un certain nombre de points en total contradiction avec le code du travail. Comment ferons nous opposition à un accord dans une unité ou on a eu recours à un second tour aux élections ? Le SCERAO repose la question ?
  • Le CDF a-t-il vocation à être une marionnette manipulée par l’exécutif fédéral ? où être un membre acteur responsable politique de notre fédération ?
  • La gestion des ressources militantes pose question. Nous courrons toujours après de nouvelles ressources pour nous aider dans notre travail quotidien dans nos syndicats et je ne pense pas que ce soit très différent à la fédération. Pourtant, on s’offre le luxe de renvoyer dans leurs unités ou dans leurs entreprises des militants de qualités, d’expérience et de longues dates. Nous ne comprenons pas cette décision. Leur travail pour l’organisation n’était pas remis en cause, seuls des problèmes de personnes ont justifié cette décision autoritaire. Un des « indésirables » élu a interpellé le CDF en plénière. Le président de la fédération a affirmé textes à l’appui que ce n’était pas nos affaires. Circulez il n’y a rien à voir !!!
    Les textes sont sortis et appliqués quand ça arrange.

Je terminerai sur ce qui me tient à cœur et qui me semble primordial pour travailler ensemble : La confiance et le respect qui sont à mon sens des valeurs essentielles pour travailler ensemble en toute sérénité. La convivialité spontanée est aussi un bon moteur pour avancer.
Sur ces points, la fédération a une grande marge d’amélioration. L’ambiance dans les couloirs de Bolivar est glaciale.
La confiance que je mets à priori dans toutes mes relations a été mise à mal par plusieurs membres de l’exécutif fédéral. Travailler dans un climat de méfiance et de suspicion permanente, je ne sais pas faire.

Après un débat riche avec notre conseil et les membres de notre délégation, nous avons décidé de ne pas donner le quitus.

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Isabelle FAIVRE Intervention des Syndicat en début de Congrès