SCERAO-CFDT
Le Syndicat CFDT de la Chimie et de l’Energie pour Rhône Alpes Ouest.

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17 mai 2006

Halte au travail gratuit le 5 juin 2006

  En 1936, nous avons gagné les congés payés !

En 2006, ne cédons pas au travail gratuit !

Depuis la mise en place de la loi sur la journée de solidarité, les salariés doivent travailler le lundi de pentecôte, sans aucune contre partie.

Cette disposition aide théoriquement au financement de l’aide aux personnes âgées et dépendantes.
La CFDT depuis le début, conteste cette mesure qui fait porter aux seuls salariés la charge financière des aînés.

Les salairés doivent déjà aider leurs enfants, qui restent de plus en plus longtemps à leur charge faute de trouver un boulot pérenne.

Les salariés financent les retraites par leurs cotisations. Trop, c’est trop !

En 2005, la plupart des employeurs n’ont pas voulu négocier et ont fait travailler leurs salariés le lundi de pentecôte.

En 2005, le SCERAO-CFDT a appelé à faire grève le lundi de pentecôte pour contester cette mesure.

 En 2006, le SCERAO-CFDT innove en appelant à ne pas aller travailler le 5 juin !

Et oui, pourquoi perdre une journée de salaire en faisant grève ?

- Le lundi de pentecôte reste un jour férié
- La loi sur la journée de solidarité n’a rien prévu en cas de non travail ce jour là.
- Pour les entreprises qui ne travaillent pas 7 j/7 et qui n’ont pas nécogié d’accord sur cette journée, la journée de solidarité est fixée le lundi de pentecôte : en cas de chômage ce jour là, l’employeur ne peut pas retenir un jour de RTT ou un congé en compensation.
- Toutes les conventions collectives nationales de notre champ professionnel prévoient que le chômage des jours fériés ne peut pas entrainer de perte de rémunération !
- un jugement aux prud’hommes de ROMANS a condamné un employeur à reverser la journée de salaire qu’il avait retenue à son salarié pas venu travailler le lundi de pentecote 2005
- plus les salariés seront nombreux à ne pas aller travailler le 5 juin, moins les employeurs chercheront à les sanctionner et/ou à retenir du salaire !

Alors, banco ! Si l’employeur retient une journée de salaire, nous irons défendre nos adhérents devant les prud’hommes.

Au pire, la journée de salaire n’est pas récupérée et ça revient comme en 2005 avec la grève.

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