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Le Syndicat salariés CFDT de la Chimie et de l’Energie pour Rhône Alpes Ouest.

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12 janvier 2008

Fermeture du Paracétamol à Roussillon : la C.F.D.T. s’exprime au Comité d’établissement

Lors du C.E du 15 juin 2007 La délégation CFDT au Comité d’Etablissment avait donné un avis défavorable à la fermeture des ateliers nitros. Un des motifs de cetavis était le doute que cette fermeture pérennise l’atelier APAP comme la direction le laissait entendre. Force est de constater que la CFDT avait raison de douter.

Aujourd’hui les choix de fermeture des ateliers ne sont pas liés au déficit ou non de ceux-ci mais à des critères économiques drastiques fixés arbitrairement par la direction générale. Ces choix sont aggravés par la volonté de cette même Direction de se débarrasser de lignes de produits non stratégiques pour elle.

Cette stratégie entraîne, lorsqu’il n’y a pas eu cession, fermeture des ateliers.
Mais pour le paracétamol la Direction générale a-t-elle vraiment cherché un acquéreur permettant de poursuivre l’activité ? Les réponses à la question posée lors du Comité d’Etablissmeent du 23 novembre n’ont été que des affirmations non étayées.
Nous savons tous que cette fermeture fera que la production de paracétamol disparaîtra en Europe. Les USA aurons leur marché protégé et l’Europe dépendra entièrement des productions indiennes et chinoises

Aujourd’hui l’expertise confirme le fait que la fabrication du paracétamol ne coûte rien au groupe et que le déficit économique annoncé est exagéré voir faux. Cette activité ne met pas en péril le groupe.

Alors que le groupe investit en Chine la CFDT demande des investissements, en France et à Roussillon en particulier, pour anticiper les fermetures d’atelier. Aujourd’hui l’expertise montre, à l’inverse de ce que certains ont laissé croire, que cet investissement ne serait pas réaliste sur une nouvelle installation. Par contre la direction doit utiliser les aides données dans le cadre des pôles de compétitivités pour réaliser des investissements porteurs d’avenir pour nos sites et plus largement la chimie française et Européenne.

La CFDT n’a pu donner qu’un avis défavorable à ce projet de fermeture. Elle estime que : elle n’a pas été informée suffisamment, notamment sur la volonté de Rhodia de chercher un repreneur. Que Rhodia n’a fait aucun investissement pour compenser les pertes d’emplois occasionnées par la fermeture des ateliers.

La CFDT pense que les informations économiques données par la Direction sont tendancieuses vis-à-vis des salariés et de leurs représentants. La direction surestime le déficit de l’atelier pour accréditer l’idée de fermeture inéluctable de celui-ci.
Ceci dit la CFDT entend l’inquiétude des salariés sur leur devenir. Nous ne les laisserons pas dans l’incertitude.