SCERAO-CFDT
Le Syndicat salariés CFDT de la Chimie et de l’Energie pour Rhône Alpes Ouest.

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juin 2006

« En 1936, nous avons gagné les congés payés. En 2006, refusons le travail gratuit ! »

En 2005, la CFDT a déjà dénoncé cette mesure injuste qui ne fait payer que les salariés. En 2006, côté loi, rien ne change. Côté CFDT, nous aussi nous maintenons le cap : s’opposer par tous les moyens à cette journée de travail supplémentaire tant que le financement de la dépendance ne sera pas assuré solidairement par l’ensemble des revenus.
Cette mesure est injuste sur deux plans. Elle fait porter aux seuls salariés, le financement des mesures envers les personnes dépendantes. Et au sein de la population salariée, tous ne sont pas logés à la même enseigne.
Il y a ceux qui ont la chance d’être dans une entreprise dans laquelle les organisations syndicales ont négocié de réelles contreparties, le plus souvent par une prise en charge totale de cette journée par l’employeur. Il s’agit souvent des grosses entreprises, ou des grands groupes, qui bénéficient déjà de bien d’autres avantages (comité d’entreprise, mutuelle...).
Il y a ceux qui sont dans des entreprises plus petites, sans organisation syndicale ou sans réelle capacité de créer un rapport de force favorable. Ceux-là devront travailler un jour de plus.
Ou encore, il y a ceux qui ont la « chance » d’avoir des organisations syndicales ayant un tel souci de l’intérêt général, qu’elles sont prêtes à faire payer l’addition aux salariés à condition qu’ils aient le choix du mode de paiement. Et oui... à EDF et GDF, la CGT a signé un accord permettant aux salariés de ne pas travailler le lundi de pentecôte en échange de la suppression d’un jour de congés ou de RTT, laissé au libre choix du salarié ! C’est beau, non ? Pas de recours possible, la CGT est majoritaire. Dure réalité des choix électoraux !
Alors, au SCERAO, nous disons « halte au travail gratuit ! ». Pour tous ceux qui ne sont pas soumis à un accord (bon ou mauvais), ce lundi de pentecôte doit rester chômé et payé comme nos conventions collectives le prévoient.
Comment vont réagir les employeurs ? Plus les salariés seront nombreux à nous suivre et moins les employeurs oseront prendre des mesures de rétorsion. Il s’agit par ce biais, d’engager les employeurs à négocier. Dans le cas contraire, si aucune discussion n’est possible, nous porterons l’affaire devant les tribunaux.