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Le Syndicat salariés CFDT de la Chimie et de l’Energie pour Rhône Alpes Ouest.

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1er février 2005

Emploi - pouvoir d’achat : zéro pointé !

Qui l’eut cru ? Le gouvernement prépare le retour aux 40 heures « à la tête du client ». « Travailler plus pour gagner plus » c’est son slogan mais en plus d’être mensonger, il ne s’adresse qu’à ceux qui ont un travail et tant pis pour ceux qui en sont privés.
Est-ce vraiment cela qu’attendent les salariés ? Bien sûr les 35 h ont parfois généré une intensification du travail par insuffisance de créations d’emplois, par non révision des organisations du travail. Mais elles ont créé 400 000 emplois directs, sans compter les emplois induits : tourisme, services...
Les mesures que propose le gouvernement sont consternantes, injustes et discriminatoires :

 - compte épargne temps (CET) :

supprimer le seuil maxi de jours de repos « stockables » par an : une façon de faire travailler plus les salariés tout de suite, et de reporter leur repos à ... jamais puisqu’il sera possible de transformer ces jours en argent. On presse le citron au maximum et on jettera le salarié épuisé [1] quand il ne sera plus bon à rien, reportant sa prise en charge sur la collectivité ! De plus, Il faut savoir que seulement 46% des salariés passés à 35 h ont la possibilité d’ouvrir un CET.

 - Contingent d’heures supplémentaires :

Fillon avait monté ce seuil à 180 h, Raffarin propose 220 h / an [2], on revient aux 40 h / sem !! Alors que les entreprises n’utilisent déjà pas leur « contingent » d’heures sup. Dans le même temps, la majoration des heures sup reste à 10% au lieu de 25% pour les entreprises de moins de 20 salariés, jusqu’au 31 décembre 2008.

 - accord de temps choisi :

par accord de branche ou d’entreprise, le salarié aura la possibilité de travailler jusqu’à 48 h, si son employeur est d’accord.
En parallèle, les nouvelles mesures proposées pour améliorer le pouvoir d’achat sont ridicules : favoriser l’épargne salariale, donc donner à ceux qui ont déjà. Faire baisser les prix en oubliant que derrière un prix il y a aussi des salaires et des emplois !
Depuis 2001, les revenus du capital se sont accrus plus que ceux des salariés. Là est la véritable injustice ! Exigeons de véritables négociations salariales !
La grogne qui monte sera t elle visible lors de l’action nationale et intersyndicale du 5 février ? A nous d’y contribuer en expliquant tout cela à nos adhérents, en engageant les autres salariés à nous rejoindre !

Notes

[1près de 20% des dépenses de santé sont dues au stress au travail.

[2lorsque la convention prévoit un seuil différent, c’est le seuil conventionnel qui s’applique.