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Le Syndicat salariés CFDT de la Chimie et de l’Energie pour Rhône Alpes Ouest.

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avril 2006

EDF : Réorganisation, Fusion, conséquence : la fermeture de l’UNIPE !

En décembre 2005, à l’annonce de la possible fermeture de l’unité, l’équipe CFDT a travaillé sur deux voies : premièrement s’organiser avec les autres syndicats et le personnel pour élaborer un projet « Alternatif » à celui de la Direction maintenant un emploi de qualité sur LYON. Ensuite, travailler sur l’accompagnement social pour sécuriser le parcours professionnel et rendre le personnel acteur de son avenir.

L’UNIPE, une unité jeune à l’avenir incertain. Créée en 1993, l’UNIPE appartient à la Division Production Nucléaire (DPN), au sein de la Direction Production Ingénierie (DPI) d’EDF. Elle emploie près de 300 personnes, réparties entre Lyon, siège de sa Direction, et Paris. Le taux de renouvellement du personnel est important, la moitié du personnel à 3 ans d’ancienneté, une grande partie est attachée à LYON. Aux élections de représentativité, la moitié du personnel fait confiance à la CFDT.

L’unité est au service des 58 réacteurs de production d’électricité en exploitation. L’unité couvre trois grands domaines d’activités : calcul des plans de charge pour les réacteurs, modifications des installations dans les centrales et documentation d’exploitation en fonctionnement ou en cas d’incidents.

A sa création, l’unité avait un rôle de centralisation et de « contrôle » des activités d’ingénierie à EDF, elle apportait la compréhension des contraintes d’exploitation des Réacteurs pour respecter les délais et le cadencement des mises à niveaux de la documentation et des améliorations. A cette époque, c’était la fin de la construction des centrales...

Depuis le début des années 90, la Direction d’EDF s’est profondément transformée et, avec la mise en place du projet « ingénierie au service de la performance », toutes les OS reconnaissent qu’aujourd’hui, une réorganisation et une simplification de l’ingénierie est nécessaire. En décembre 2005, la direction annonce la fin de l’unité, la réorganisation et le transfert des activités (et des volontaires) vers PARIS et MARSEILLE...

Dès cette date, l’équipe CFDT est montée au créneau avec le soutien des autres équipes CFDT de l’ingénierie d’EDF. L’équipe a fait un travail de fond avec le personnel et en intersyndicale. Un scénario « alternatif » a été élaboré. Courant mars, la direction change soudain de cap, admettant enfin le maintien d’une structure, provisoire, à Lyon. C’est la sortie que le personnel souhaite, la CFDT travaille maintenant dans cette piste tant organisationnelle que sociale. Cela permettra de donner du temps pour que les salariés se préparent et trouvent le poste qui convient à leurs aspirations.

A EDF, il est à craindre que demain, le déroulement de carrière ne soit plus synonyme de parcours linéaire. Les changements de métiers, d’unités doivent s’accompagner de dispositifs pour préparer et encadrer la mobilité des salariés, c’est ce que l’équipe CFDT veut mettre en œuvre pour rendre le salarié acteur de son parcours, lui donner les moyens de rebondir et non de subir une mutation sans garanties, au bon vouloir de la direction.