SCERAO-CFDT
Le Syndicat CFDT de la Chimie et de l’Energie pour Rhône Alpes Ouest.

Categories

Accueil > ACTUALITES > Argent des syndicats ouvriers et patronaux

14 avril 2012

Argent des syndicats ouvriers et patronaux

En 2011, le député Nicolas PERRUCHOT présente un rapport d’enquête à l’Assemblée nationale sur : « Les Mécanismes de financement des organisations syndicales d’employeurs et de salariés »

Malheureusement, le 30 novembre 2011, lors du vote pour la publication officielle du document, suite à des manoeuvres politiques, la majorité est insuffisante. Le document ne doit donc pas être rendu public. Le rapport PERRUCHOT sera mis au piloris.

Nous étions devant une situation inédite dans l’histoire de notre Ve République. Un travail parlementaire de plusieurs mois, de nombreuses auditions, un document de 229 pages... Tous ce travail pour rien !
C’est la raison pour laquelle, François CHEREQUE avait demandé au Président de l’Assemblée Nationale, sa diffusion public. Sans succès !

En février 2012, le journal le point publie en ligne le rapport PERRUCHOT (sans les annexes) sans être inquiété par la justice.

Pourtant, la loi est claire ! « L’article 6 de l’ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires punit des peines prévues à l’article 226-13 du code pénal, soit un an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende, toute personne qui, dans un délai de trente ans, divulgue ou publie une information relative aux travaux non publics d’une commission d’enquête sauf naturellement, si le rapport de la commission a fait état de cette information. »

D’un côté la presse diffuse de large extrait (malgré l’interdiction), de l’autre l’organisation CFDT qui dès 2000 diffuse en toute transparence sur son site internet ses comptes et depuis 2009 les faits certifiés, se tait.
La CFDT, respecte la loi d’interdiction de diffusion, donc elle se tait. La CFDT respectueuse de la République se tait. Ce silence est largement utilisé par une certaine presse pour la rendre coupable !
Dans le même temps, des parlementaires se sont répandu dans la presse pour jeter l’opprobe sur les organisation syndicales ouvrières en oubliant bizarrement de s’interroger sur les organisations patronales.
Avec le même effort d’amnésie, ces belles âmes ne cherchent pas plus à connaitre l’avancement de l’enquête sur la sortie des espèces des coffres de l’UIMM [1], à qui ont-elles profité ?

Enfin, d’autres encore accusent la CFDT de détenir un Trésor de guerre amassé sur de l’argent public ! Alors qu’il s’agit de notre caisse de grève CNAS [2] alimentée depuis 1964 sur la cotisation mensuelle de chacun de nos 800000 adhérents.
Nicolas PERRUCHOT lui même, se prête à un amalgame mensonger, puisqu’il déclare que 4% seulement du financement des syndicats provient de la cotisation des adhérents. Pour parvenir à ce montant ridicule, il intègre dans le financement d’une organisation comme la CFDT, le temps passé par nos élus dans l’exercice de leur activité syndicale lors des réunions de CHSCT, CE DP et négociations diverses.
Si on comptait les émoluments des députés et sénateurs dans la dotation versée par la République aux différents partis politiques nous serions tous scandalisés. Car cela revient à confondre le salaire versé à un élu en contre partie d’un travail rendu à la collectivité et une aide public versée elle, à un groupe.
C’est pourtant bien à ce type de confusion que le député Nicolas PERRUCHOT s’essaye !

Devant ces différentes attaques, ces omissions, ces mensonges éhontés, la Confédération CFDT a décidée de publier les annexes du rapport PERRUCHOT correspondant à l’audition libre de : François CHEREQUE Secrétaire Général de la CFDT, Anousheh KARVAR Trésorière et Thierry BETTENCOURT responsable des services financiers.

Notes

[1union des industries et métiers de la métallurgie

[2caisse nationale d’action syndicale