SCERAO-CFDT
Le Syndicat CFDT de la Chimie et de l’Energie pour Rhône Alpes Ouest.

Categories

Accueil > ACTUALITES > Vie des Sections > Accord CFDT-Michelin

6 mars 2013

Accord CFDT-Michelin

Depuis 2008, l’entreprise proposait aux Organisations syndicales un projet sur le CET négatif.
Depuis, la Cfdt n’a jamais cessé de revendiquer l’amélioration des différents projets, sans les signer pour autant !

Alors, pourquoi la Cfdt franchit-elle le pas, aujourd’hui ?
Parce que la Cfdt est pragmatique !

Compte tenu du contexte économique national, européen et mondial, la Cfdt refuse que le Groupe Michelin décide de l’avenir des sites français, seul avec ses actionnaires !
Face à des courbes financières, à des bilans comptables, il nous fallait donner trouver des outils pour préserver l’emploi et limiter les impacts de la crise sur le pouvoir d’achat des salariés
La CFDT, en signant cet accord, met l’entreprise face à ses responsabilités et à ses engagements.
Ainsi, la CFDT donne tous les atouts aux sites de la MFPM dans un environnement européen ultra compétitif pour affronter plus sereinement l’avenir.
N’est ce pas notre patron, Jean Dominique SÉNARD, qui déclarait il y a quelques mois « que travailler en France est possible  » et qu’il se battrait pour conserver l’emploi des sites en France ».
_ Nous jugerons aux actes !

Il est vrai que cet accord risque de perturber la vie des salariés des unités de production soumis à des horaires postés.

Pour autant, les négociateurs Cfdt, conscients des rythmes de travail que cela impose pour les avoir pratiqués eux-mêmes, notamment par rapport aux jours de travail supplémentaires à rendre, ont considéré qu’il ne fallait pas prendre le risque de laisser la direction faire disparaitre nos emplois ?
En effet, pour la Cfdt, il est hors de question que dans quelques années, Michelin en France, se résume à des bureaux d’études, des structures commerciales et des centres de recherches avec une production délocalisée.

La CFDT refuse la stratégie de l’autruche et prend ses responsabilités.
Celles que vous lui avez confiées.
Celles de préserver vos intérêts !

Les principales mesures de l’accord « cadre »
L’accord « cadre » MFPM prévoit que les 15 premiers jours effectifs de chômage partiels seront rémunérés à 100%.
Si la baisse d’activité devait malheureusement continuer, l’indemnité de chômage légale, pour les autres jours, fixée actuellement à 60% du salaire brut serait portée à 75% du salaire brut. L’entreprise s’engagerait aussi à verser les primes normalement dues.
Les jours à rendre, abondés entre 20 et 25% par l’entreprise, devraient être travaillés sur une durée de 4 ans.
En clair, si le salarié a 10 jours non travaillés l’année N, il devra travailler l’année N+1, N+2, N+3 ou N+4 => 10 jours -2,5 jours (abattement employeur)=7,5 jours
L’accord « cadre » MFPM ne sera appliqué, sur le site concerné, qu’après une négociation avec les représentants syndicaux locaux.
Ces derniers pourront soit accepter, soit refuser l’application de l’accord cadre MFPM. _ En cas de refus, l’entreprise appliquera les mesures de chômage légal (60% du salaire brut)

La CFDT a pris, une fois encore, ses responsabilités dans l’intérêt des salariés de la MFPM !