SCERAO-CFDT
Le Syndicat CFDT de la Chimie et de l’Energie pour Rhône Alpes Ouest.

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avril 2004

ASSEMBLEE GENERALE

Notre Assemblée Générale (AG) du 5 février sur la démocratie interne CFDT a été fructueuse, malgré l’absence d’un membre du Bureau National Confédéral (BNC). Un prochain numéro de l’ECHO du SCERAO en fera un compte rendu complet. Comme annoncé, nous avons relancé la Confédération pour obtenir sa présence et, suite à une réponse positive, nous organisons une nouvelle AG, le 10 juin, avec la participation de Gaby BONNAND, membre de la Commission Exécutive Confédérale, avec qui nous pourrons débattre sur la démocratie interne à la CFDT.

La question de la démocratie participative n’est pas réservée à la CFDT, elle traverse toute la société (partis politiques, associations....).
La CFDT est basée sur une démocratie de représentation. De la section au BNC, des militants sont chargés de représenter leur structure, dans la structure « supérieure ». Cela nécessite confiance réciproque, implication forte de chacun, préparations collectives et comptes rendus de mandats, dans la transparence.
Les syndicats sont la structure politique de base de la CFDT. Mais à quel degré contribuent-ils aux positionnements CFDT ? Lors des préparations de congrès, tous les 4 ans, ils infléchissent à la marge les orientations proposées par le BNC. En congrès, ils votent pour ou contre un nombre réduit d’amendements mis en débat. Les positions majoritaires constituent le texte final, lui aussi soumis au vote des syndicats. Les syndicats élisent les membres du BNC. Entre deux congrès, le BNC « pilote » l’organisation. Les syndicats sont peu acteurs directs dans ce système.

Pourtant, les résolutions de LILLES ouvrent la possibilité de leur consultation sur des thèmes généraux. Cette option est à examiner à froid et sans préjugé.
Les syndicats sont souvent multi branches, multi entreprises. Leur taille augmente par réorganisation interne. Leurs capacités de débat et de réflexion s’en trouvent grandies. Ils deviennent des lieux de synthèse pertinents. Les consulter est bien loin du référendum démagogique.
Les mandatures sont maintenant de 4 ans. Notre environnement bouge vite et la visibilité se réduit. Entre 2 congrès, nos positions auraient parfois besoin d’un recalage avec les syndicats.
Notre démarche contractuelle cherche l’obtention de compromis, « juste milieu » entre nos positions et celles des autres. Qui peut juger s’il est acceptable face à nos positions initiales ? Ne serait-ce pas aux syndicats, qui ont donné mandat sur la ligne à tenir ? C’est d’autant plus nécessaire quand la CFDT se retrouve seule.
Cherchons une façon de mieux coordonner délégation et participation, en impliquant plus les syndicats à des moments clés du déroulement de certains dossiers.

Nos militants ont aujourd’hui l’impression d’avancer à marche forcée derrière des positions qu’ils auraient peut-être partagées et portées s’ils s’en sentaient davantage acteurs.